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Nizwa

Nizwa, Oman

date d'ajout: 27/05/08,
vue: 215 fois,
Patrimoine naturel
Nizwa
Nizwa

NIZWA

Nizwa, la ville la plus visitée d’Oman après Mascate, est l'ancienne capitale du sultanat d'Oman. A seulement 170 km de Mascate, par l'autoroute, Nizwa vaut le déplacement car elle représente ce que l’on peut appeler l’« Oman authentique ». L’un des moments forts d’une découverte du Sultanat d’Oman qui marquent un voyage et qui font que l’on s’en souvient encore longtemps après.
Nizwa est bel et bien devenue une grande ville à l’échelle de la région. Mais, de son passé, elle a réussi à conserver une incroyable authenticité et une ambiance tout à fait particulière. Ici, le présent semble se fondre dans le passé et hier semble faire corps avec aujourd’hui.
C’est à Nizwa que la dynastie des Julanda régnait lorsque le territoire se convertit à l’Islam. C’était aux alentours de l’an 630 de notre ère. Après avoir chassé les Perses d’Oman, Al-Jalanda Ibn Masud, premier imam ibadite, fit de Nizwa sa capitale. La ville conserva ce statut pendant près de 500 ans.
Nizwa est devenue une ville plus moderne sous le règne du sultan Qabus ibn Said avec des routes et des réseaux de communication, un hôpital non négligeable, des écoles, l'Académie royale de la police d'Oman. Tout cela fut mis en place au cours des trente dernières années. Il y a maintenant trois bons hôtels et le tourisme est encouragé dans toute la zone.
Malgré le modernisme, le XXIe siècle semble prendre un soin tout particulier des siècles précédents et les monuments, témoins de l’histoire de la ville et de la région, sont souvent magnifiquement restaurés.
En fait, si Nizwa est devenue l'un des principaux centres touristiques d'Oman, c’est parce que, malgré quelques restaurations, elle est restée presque inchangée avec son enceinte carrée de terre séchée (unique à Oman) et ses maisons où l'on accède par des portes et des escaliers de bois. Visiter Nizwa, c’est avant tout, se laisser imprégner par le rythme de la ville. Tout se passe en douceur et avec une certaine lenteur. La cité se visite donc tranquillement, en prenant son temps. On la regarde.. On l’écoute. On la hume. On l’admire parfois aussi.. Et, en fin de compte, malgré son développement, on ne peut que l’aimer. Comment y aller ? Nizwa est située entre Mascate et Salalah, à 170 km de Mascate. Pour y parvenir, on peut circuler en empruntant une très belle autoroute qui s’enfoncer dans un décor naturel et séculaire : le Sumail Gap. En fait, en l’empruntant, on ne fait que suivre les traces des anciennes caravanes. Lorsque l’on quitte Mascate vers le Sud, vers Nizwa, les massifs du Hajjar se dressent sur la droite de la route et les chaînes se succèdent, avec toutes leurs colorations : elles sont mauves, puis gris ardoise, ou encore rouges… Certaines font songer au cuivre. D’autres semblent - sous l’effet conjugué de la roche, du soleil et du ciel - se parer du plus beau bleu indigo. De temps à autre, elles sont interrompues par une palmeraie qui apporte une nouvelle touche colorée au paysage. La route n’est pas belle : le paysage est tout simplement sublime ! On peut suivre cette voie dix fois, vingt fois, cent fois,… et ne jamais retrouver les mêmes couleurs, ressentir les mêmes impressions,… tant le soleil joue à merveille avec les paysages et avec les roches qui, telles les palettes d’un peintre talentueux, se colorent de mille et une subtiles nuances. Quand y aller ? La meilleure période pour visiter Oman s’étale du début novembre à la fin mars. La canicule s’installe dès la mi-avril et court jusqu’à la mi-octobre environ. Ciel bleu toute l’année (sauf janvier et février). A visiter Les principales attractions touristiques dans et autour de Nizwa sont le fort de la vieille ville, Falaj (Qanât) Daris, le vieux souk où les Khanjars omanais sont fabriqués et le Halwa (un dessert omanais traditionnel) est vendu. Le fort de Nizwa : Erigé à la fin du XVII, son immense tour impressionnait les ennemis d’hier comme elle étonne toujours les visiteurs aujourd’hui. Haute de 24 mètres pour un diamètre d’environ 40 mètres, on affirme que ses fondations sont aussi profondes qu’elle est haute. A cette tour a été accolé un château abritant diverses salles de réunion, une medersa (école coranique), un dépôt de munitions, des réserves d’eau et de nombreux magasins dont celui dit « des dattes » qui, il y a bien longtemps, étaient lavées, empaquetées et compressées à Nizwa qui est un centre pour la culture des dates et leur conditionnement. Les sacs de dattes étaient alors entassés sur des rigoles maçonnées. Dès que le jus des fruits commençait à couler, il était recueilli dans des cruches avant d’être consommé ou… versé bouillant sur le crâne des ennemis…. Le Souk : Confirme la séculaire vocation commerciale de la ville et renforce encore sa position privilégiée, véritable point de rencontre entre l’intérieur des terres et la côte. Ce souk est tellement grand qu’il apparaît telle une mini-ville exclusivement consacrée au négoce. Des petites galeries et des enfilades d’échoppes s’articulent au long de ruelles qui tournent, et tournent encore autour de la halle principale, celle des fruits et légumes. Malgré le modernisme et l’installation d’une zone artisanale et industrielle à la lisière de la cité, le souk aux légumes est toujours immense, parfumé et coloré. Très animé, le souk de Nizwa est réputé pour son encens et ses objets traditionnels dont les Khanjars (poignards recourbés traditionnels d’Oman). Un coup de cœur pour l’orfèvre qui cisèle l’étui du Khanjars ! La fabrication de ces couteaux caractéristiques ne relève pas simplement de l’artisanat, c’est de l’art au sens le plus pur du terme. Et, en tout cas, une affaire que les Omanais prennent très au sérieux ! Et les artisans, désormais regroupés en fonction de leurs diverses corporations, sont installés dans des ateliers où il est parfois possible de les voir travailler et d’admirer leur dextérité. Quant au vieux souk auquel on accède en franchissant une grande porte en bois magnifiquement sculptée, il conserve toujours la préférence des anciens qui y apprécient le parfum des épices et l’odeur des herbes. Le marché aux bestiaux et le marché des poissons : Spectacle permanent au marché aux poissons de Nizwa: la vente se fait aux enchères. Venir tôt pour voir les plus belles pièces qui partent vite: requins, thons, espadons et autres poissons dont regorge la mer d'Oman. Dans le nouveau souk, une autre halle est entièrement vouée au commerce des dattes. Cependant, c’est l’arène de vente aux enchères des animaux - brebis, cabris, chèvres,… qui reste l’endroit le plus haut en couleurs. A l’air libre, la vente se déroule entre deux haies d’acheteurs, entre lesquelles les vendeurs promènent leurs animaux. Ils s’arrêtent lorsqu’un acheteur se montre intéressé et veut voir les bêtes de plus près. Les tâter. Les ausculter. Puis la ronde reprend, inlassablement, tant que la vente n’est pas conclue. Oman.. Avec les traces d’un passé prestigieux, avec sa réelle douceur de vivre, avec sa modernité mais aussi son respect des traditions séculaires, Nizwa reste indéniablement l’une des étapes les plus marquantes d’un voyage au Sultanat d’Oman. Entourée de palmiers, éclairée par un soleil éclatant, enjolivée par un soleil toujours bleu, derrière les barbes blanches, les visages semblent sortir tout droit d’un conte des mille et une nuits. Nizwa correspond, en tout cas, à l’image que l’on se fait d’une certaine Arabie. De l’Arabie heureuse…

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